
Sous la houlette du Gouverneur de Province Alphonse NGOYI
KASANJI,
Les organisateurs de la manifestation avaient prévu une
marche populaire, un défilé de toutes les différentes couches sociales des
femmes de la province et enfin, un cocktail à la résidence du chef de
l’exécutif provincial.
« Investir dans la justice et dans la paix pour la
protection de la femme » a été le thème retenu cette année pour la journée
de la femme.
Ainsi, son Excellence le Gouverneur de Province a participé
à toutes ces activités. Il a marché avec les femmes du rond-point de COHYDRO
jusqu’au Club MIBA où il a fait un discours tonitruant à l’honneur de la femme
en général et de la femme Kasaïenne en particulier. Dans son adresse, il a
relevé l’importance qu’il attachait à la femme dans son système de
gouvernement en citant par exemple la vice-présidente de l’Assemblée
Provinciale ;
Après le club Club MIBA, le Gouverneur de province s’est
rendu au match organisé à l’honneur de la femme au stade de la 31ème CPCO situé
aux alentours du Rond Point COHYDRO. Il y a passé quelques temps
puis est rentré à sa résidence pour le cocktail.
La fête s’est terminée très tard dans la soirée.
Vive les femmes… nos mères !
Audrey TSHILA
VISITE SURPRISE DU GOUVERNEUR DE PROVINCE A
PAR SERGE MBATA.
A
la suite de plusieurs rapports faisant état des morts et maltraitance
de prisonniers à Mbuji-Mayi, le gouverneur de province Alphonse NGOYI KASANJI accompagné du ministre provincial de l’intérieur et de certains membres de son cabinet, a fait une descente surprise à la prison centrale de Mbuji-Mayi le Samedi 23 Février 2008.
Avant son arrivée, le gouverneur s’était fait précéder par des véhicules transportant vivres, médicaments, vêtements et autres effets pour aider les détenus.
Ce fût donc avec beaucoup de joie que lesdits détenus ont accueilli le chef de l’exécutif provincial qu’ils surnommaient « Moïse, le Sauveur ».
Après
s’être fait expliquer par le directeur de la prison et l’inspecteur
provincial de la justice les problèmes des prisonniers, le gouverneur a
tenu a écouté personnellement les doléances des concernés et pour la
circonstance, les prisonniers ont été rassemblés dans la cour de
promenade.
Il
a, dans son adresse, insisté sur le fait que tous les biens emmenés par
lui, étaient destinés aux seuls prisonniers et qu’il n’était pas
question que ces dons soient détournés par qui que ce soit. Ainsi, il
fut décidé l’instauration d’une commission permanente de suivi pour
contrôler l’utilisation de ces biens en faveur de véritables
destinataires.
Ensuite, il a dit qu’il était inadmissible que cette prison, dont la capacité était de cent cinquante personnes et qui contient aujourd’hui
cinq cent personnes, puisse regorger des prisonniers de droit civil. Il
allait donc instruire les services compétents de justice pour la
révision de certains dossiers.
En
outre, vu l’état d’extrême urgence de douze détenus malades, le
gouverneur a décidé, sur le champ, de leur transfert à l’hôpital
général de Kansele. Certains étaient tellement faibles qu’on a du s’y
prendre à deux fois avant de pouvoir les embarquer dans le véhicule qui
devait les amener au centre de santé. Ce transfert était d’autant plus
justifié que la prison centrale de Mbuji-Mayi totalisait dix sept morts
de Janvier 2008 à ce jour de Février 2008.
Il
est à rappeler que c’est la troisième fois que le gouverneur Alphonse
NGOYI KASANJI visite cette prison depuis son arrivée au pouvoir il y’a
un peu plus d’une année. Ceci démontre l’importance qu’il accorde à la
personne humaine en général, et à ceux qui souffrent en particulier.
C’est un bon exemple à suivre.
MBUJI MAYI ; VILLE EN VOIE DE DISPARITION
« Qu’à donc fait le Kasaï Oriental pour qu’il soit abandonné à son triste sort ? »
Au Kasaï Oriental, la ville de Mbuji-Mayi est en proie à elle seule,
à plus de 400 têtes d’érosion qui menacent d’engloutir cette capitale
diamantifère du pays et, rien n’est fait pour lui venir en aide.
Selon
les responsables de la division provinciale de l’environnement, ces
érosions naissent un peu partout dans la ville et deviennent
difficilement maitrisables. Les initiatives locales sont soit timides,
soit inadéquates comme le remblayage des ravins par des sacs de sable.
Il faut un élan de solidarité nationale et internationale. Le
gouvernement central et la communauté internationale doivent réagir.
Cela demande de l’argent, beaucoup d’argent.
Avec cet argent, les autorités provinciales vont pouvoir traiter le problème de l’érosion en amont et en aval.
En
amont, étant donné que la ville de Mbuji-Mayi, à part la zone MIBA a
été construite anarchiquement, il y manque des conduites d’eau. Il faut
donc construire des ouvrages de collecte de toutes les eaux de
ruissellement et orienter ces eaux vers des exutoires naturels que sont
les rivières, fleuves et autres cours d’eau. Par ces ouvrages
d’assainissement, les eaux de pluies, causes principales de ces
érosions, seront ainsi canalisées.
En aval, pour certaines érosions, il faudra stabiliser les parois par du béton et jeter des ponts. Pour d’autres, il faudra amener la couverture végétale (Vétiver, Bambous…) ; l’objectif, ici, est de retenir le charriage, remonter le niveau de la crevasse ou du sillon et enfin, combler le trou.
En
addition à tout ceci, les autorités provinciales ont proposé la
création d’une nouvelle ville sur de nouveaux sites. Une commission a
même été mise sur pied pour concevoir ce projet.
Mais
en attendant, l’ancienne ville qui compte près de 4 millions
d’habitants, risque de disparaître de la carte si on n’y prend garde.
Elle provoquerait ainsi la désolation dans de nombreux ménages qui
perdraient là personnes et biens.
Déjà,
on assiste à des éboulements qui détruisent des habitations et pire
encore des édifices publics comme des écoles, des centres médicaux, des
églises.
SERGE MBATA