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Ainsi, devrait s'arrêter les
spéculations politiques sur cet ouvrage car le gouverneur Alphonse NGOYI
KASANJI, démontre une fois de plus, son sens élevé de la continuité de l'Etat.
Serge MBATA
LES CHINOIS MAINTENANT DANS LE KASAI – ORIENTAL
DE LA RDC
POURQUOI LA CHINE ?
Au vu du nombre croissant des investissements
chinois en Afrique, Serge MBATA analyse et pèse le pour et le contre d’une
telle coopération avec la province du Kasaï Oriental. Ce texte inspiré des
travaux d’Alan Duncan participe à la compréhension de l'évolution de
la relation entre la Chine et la province du Kasaï-Oriental en République
Démocratique du Congo.
Le Kasai-Oriental dispose d’une inestimable richesse
de ressources naturelles et d’importants potentiels sur le marché. La Chine
offre des pratiques éprouvées et une connaissance gagnée tout le long de son
processus de modernisation. Ainsi donc, tous les éléments sont réunis pour la
réussite d’une coopération bénéfique aux deux parties.
Le Président chinois Hu Jintao a dit devant
l’assemblée nigériane à Abuja lors d’une visite d’Etat de 2 jours en 2006
que : « Le développement de la Chine ne constituera pas une menace
aux yeux du monde. Au contraire, il apportera de nouvelles opportunités
d’évolution ».
Ce concept « de Bénéfice mutuel et de
Coopération » a été reçu favorablement dans toute l’Afrique et en
l’occurrence dans la province du Kasaï-Oriental. Il a été perçu comme le reflet
d’un nouvel âge des relations sino-africaines avec dans son sillage l’apport de
la chine dans la nouvelle stratégie globale. Une stratégie dans laquelle les
ressources naturelles de l’Afrique joue un rôle central.
Ceci intervient plus de 100 ans après le premier
remodelage du continent africain par les
nations occidentales ; « la débandade de l’Afrique », alors que
le dragon chinois avec son appétit naissant pour la croissance capitaliste et
la résurgence de sa puissance sur la scène mondiale conduit sa propre économie
de manière tout aussi confuse.
Les faits sont têtus et incontestables : la
présence chinoise en Afrique est en train de se développer de manière
exponentielle. Depuis le premier forum de coopération sino-africain en 2000,
plus de 50 accords ont été signés et le volume commercial entre la Chine et
l’Afrique a quadruplé pour atteindre $37 milliards. Au cours de la même
période, la Chine a annulé plus de $10 milliards de la dette de 31 pays
africains et a fourni une aide supplémentaire au développement de l’ordre de
$45.4 milliards avec la promesse d’un autre $2.6 milliards en 2007-2008.
Le catalyseur est bien entendu la croissance à 2 chiffres
de la chine et, fait plus important, sa soif des matières 1eres d’où son
intérêt pour le Kasaï-Oriental.
Troisième puissance économique au monde après les
Etats-Unis et le Japon, la Chine se situe juste après les Etats-Unis pour la
consommation en pétrole, rendant ce pays de plus en plus dépendant de l’Afrique
pour son expansion. Près de 60 % du pétrole du Soudan est déjà acheminé vers la
Chine. A côté de cela, elle possède également des parts conséquentes dans
l’industrie pétrolière nigérienne ainsi que des accords d’exportation avec le
Gabon et l’Angola.
La majorité de quelques 700 entreprises fondées par
les chinois en Afrique sont axées sur les ressources naturelles ;
exploitation de l’énergie pétrolière et du gaz, Cuivre, Cobalt, Or, Diamant… La
Chine gère aussi des activités minières, l’Uranium au Niger, le Fer et l’acier
en Afrique du Sud, les métaux non ferreux en Angola. La compagnie d’Etat de
métaux non ferreux a injecté plus de $300 millions en Zambie et a promis un
nouvel investissement de plus de $200 millions dans une usine de fonte du
cuivre en Sierra Leone. Les firmes chinoises ont des intérêts dans les secteurs
du tourisme et de la pêche. Au Libéria, qui détient les plus vastes étendues de
forêt primaire d’Afrique de l’Ouest, les chinois sont parfaitement positionnés
pour bénéficier de la levée de l’interdiction du moratoire sur les exportations
de bois.
En sens inverse, de nombreux produits industriels
chinois fabriqués à moindre coût sont débarqués chaque jour par caisses entières dans les ports
africains. Ces produits – depuis les vêtements jusqu’aux articles ménagers-
sont vendus dans les échoppes de rue et dans les magasins sur tout le continent, souvent au
détriment des produits de l’industrie locale. C’est l’industrie textile qui a
été le plus durement touchée avec de nombreux appels à des mesures plus
protectionnistes.
Quelle est la visée majeure de la Chine ?
PEKIN a exposé les grandes lignes de sa politique
africaine l’année dernière dans un document « Five Principles of Peaceful Co-existence » qui inclut le
respect territorial mutuel, la non-agression et la non-interférence dans les
affaires intérieures des Etats. Clairement, cette politique est exclusivement
orientée vers la seule poursuite active des intérêts commerciaux.
Et comme disait l’ambassadeur de Sierra-Leone
accrédité à PEKIN : « Les chinois font plus que le G8 pour
éradiquer la pauvreté. Si un pays du G8 cherche à reconstruire un stade, nous
irions de réunion en réunions. Les chinois, eux, viennent et le font. Ils ne
tiennent pas de conférence sur l’impact environnemental, les droits de l’homme,
la mauvaise et la bonne gouvernance. Je ne dis pas que c’est juste mais les
investissements chinois réussissent parce qu’ils ne s’inscrivent pas dans des
considérations morales élevées ».
Pour le monde occidental, la relation Chine-Afrique
est un mariage de convenance. Pour d’autres encore, c’est une union entourée de
secrets et née de différentes nécessités : celle d’échapper à la pauvreté
qui entraîne ses compromis, et celle lier aux besoins d’un peuple sur le point
de s’engouffrer dans la réalisation de sa propre grandeur.
Voici ainsi résumer la politique de la Chine en
Afrique. Et, c’est dans le cadre de cette politique que le gouverneur de la
province du Kasaï-Oriental, Alphonse NGOYI KASANJI, comprenant ls enjeux de
l’heure présente, s’est rendu en Chine en Octobre 2007 pour inviter les
opérateurs économiques chinois à venir soutenir cette province dans ses efforts
de développement.
A la suite de ce voyage du gouverneur, plusieurs
échanges ont eu lieu entre les Kasaïens et les chinois sur des projets pour
l'épanouissement du peuple Kasaïen.
L’arrivée d’une importante délégation chinoise dans
la ville de Mbuji-Mayi est donc l’aboutissement heureux de cette initiative que
nous espérons fructueux à tous égards.
ALPHONSE NGOYI KASANJI DE RETOUR A
MBUJIMAYI
Après un séjour de deux semaines à
Kinshasa où il a participé à la 5ème conférence Minière accompagné d'une forte
délégation des experts du Kasaï-Oriental, le gouverneur de province Alphonse
NGOYI KASANJI est revenu à Mbuji-Mayi ce samedi 22 / 03/ 2008 à bord du vol
régulier de la compagnie CAA (passager HBA).
A sa descente d'Avion, le Gouverneur de Province a été accueilli par le
Vice-gouverneur, par les membres du conseil de sécurité, les Ministres, les membres
du Cabinet et plusieurs autres personnalités de la ville qui l'y attendait.
Comme à l’accoutumée, le Gouverneur s'est aussitôt mis au travail. Il a tenu à
aller se rendre compte de l'évolution des travaux dans la ville de Mbuji-Mayi.
Ainsi, il a inspecté minutieusement l’avenue Salongo où à un certain niveau une
grande crevasse coupe l’avenue en deux empêchant la circulation en direction de
Lupatapata et Miabi.
Voici une fois de plus l’occasion pour
nous de rappeler ce fléau que sont les érosions qui continuent à menacer la
ville de Mbuji-Mayi.
Ensuite, son Excellence Alphonse NGOYI
KASANJI s’est rendu sur le Boulevard Laurent Désiré KABILA. Les travaux de ce
boulevard qui avancent cahin-caha sont arrivés maintenant au niveau de l'Hôtel
du Gouvernement. Toujours sur ce boulevard, le gouverneur est ensuite remonté
vers la première partie s'acquérir du
travail réalisé par les réseaux de télécommunication de
Avant de regagner sa résidence officielle
et malgré la chaleur étouffante du jour,
le gouverneur Alphonse NGOYI KASANJI est allé travailler à son Cabinet.
C’est tard dans la soirée qu’il est rentré
se reposer.
John Béni