
L’ESPRIT DE L’HEURE A MBUJIMAYI
La lutte contre l’intelligence, contre la réflexion, contre le débat d’idées à pris assises au Kasaï Oriental en général et à Mbujimayi en particulier.
Pas un jour ne passe sans que des injures ne soient proférées contre les uns et/ou les autres des candidats en lice pour cette bataille électorale par les équipes en campagne.
A ce jeu, les diamantaires se retrouvent maîtres. Ils sont devenus d’autant plus belliqueux que l’un des leurs à accéder au poste de gouverneur. Ils s’imaginent tous pouvoir également le devenir, ils ne tiennent pas compte des aptitudes innées de ce dernier. Et quand on pense que les candidats qui dominent, puisqu’ils ont de l’argent, sur la scène politique à Mbujimayi sont de la profession des diamantaires, on se rend compte de l’étendue des dégâts et, il y’a à parier que la fête ne fait que commencer.
Si on n’y prend garde, on va de plus en plus s’enfoncer dans le bourbier de l’intolérance, de la violence… de la démence.
En fait, on assiste déjà à un véritable règlement de comptes d’anciens compagnons des mines, des comptoirs et autres trafiquants.
D’ailleurs, les échanges prouvent à suffisance que ces derniers se connaissent parfaitement puisque les injures sont ciblées, chacun s’y reconnait et riposte. On traite de tous les noms la mère de l’autre, oubliant qu’au Kasaï Oriental, dans les traditions, la mère est sacrée.
Observer attentivement ceux qui battent campagne tambours et trompettes hurlants ; tous diamantaires. Les autres candidats qui espéraient sur l’aide financière (qui n’arrive toujours pas), des partis politiques sont inexistants.
L’esprit diamantaire a envahi l’espace public. Et les diamantaires sont devenus adversaires… voir ennemis. Pourtant, au combat, en tout cas dans un combat loyal, même les ennemis peuvent se respecter sinon, apprendre à le faire ou encore, céder la place aux autres.
Où sont-ils passés ces autres, les intellectuels de cette ville ? Où sont passés ces professeurs, ces avocats, ces journalistes, ces techniciens… tous ceux qui nous ont habitués à des débats présomptueux sur les médias tout le long de cette mandature ? Voila le moment venu pour eux de s’exprimer. Beaucoup sont candidats à ces élections législatives nationales mais, faute de moyens financiers, ils ne peuvent battre campagne et s’exprimer convenablement. Ils ont donc simplement et purement abdiqué de cette scène politique qu’ils ont occupé inutilement toutes ces dernières années puisqu’au moment du combat, ils sont inexistants.
Pourtant, ils mènent le bon combat ; celui que l’on mène au non du changement des mentalités, au nom de l’amélioration des conditions de vie des kasaïens, bref au nom du développement de la province. Ils doivent persévérer à éveiller les consciences. Ils doivent persévérer et s’affirmer sur le terrain au nom de leurs enfants et petits-enfants.
Ils doivent savoir que les hommes se lèvent, combattent et parfois tombent comme un épi de maïs mais leurs noms inscrits en lettres d’or dans la mémoire collective ne meurent jamais.
Serge Mbata
ALPHONSE NGOYI KASANJI, CANDIDAT DEPUTE NATIONAL VILLE DE MBUJIMAYI
Le Gouverneur de province a annoncé dimanche 11 septembre 2011 le dépôt de sa candidature à la députation nationale circonscription électorale de la ville de Mbuji-Mayi. C’était au cours d’un culte d’actions de grâce organisé ce même jour dans la salle du club MIBA pour recommander à Dieu la candidature de Joseph KABILA KABANGE à la Présidence de la République. Alphonse NGOYI KASANJI a salué la présence d’une foule nombreuse des estkasaiens à ce rendez-vous, ce qui rassure d’avantage l’élection du candidat de la Majorité Présidentielle à l’élection présidentielle du 28 novembre prochain. Le N°1 du Kasaï oriental justifie sa candidature à la Députation nationale à son souci permanent de défendre toujours le peuple. Son combat l’amènera jusqu’à la victoire finale au Gouvernorat de la Province du Kasaï oriental en 2012. D’où, il a invité le peuple à se mobiliser d’avantage pour la victoire de Joseph KABILA qui est celle du Peuple congolais. Le culte s’est déroulé dans une ambiance de fête. La population estkasaienne a accompagné le patron de l’exécutif provincial jusqu’à la résidence officielle.
Vincent NGOYI
Trois jours après le dépôt de sa candidature pour sa réélection à la prochaine présidentielle de novembre 2011, le président Joseph Kabila a donné rendez-vous mercredi à sa ferme de Kingakati à ses fidèles têtes couronnées et autres partisans de la Majorité présidentielle MP pour dresser un bilan du mandat qui s’achève et fixer ses ambitions pour celui à conquérir. Le Gouverneur de la province du Kasaï oriental et Président interfédéral du PPRD Alphonse NGOYI KASANJI a marqué sa présence à cette grande rencontre.
La ferme présidentielle de Kingakati au plateau de Bateke dans la commune de Maluku à la périphérie de la capitale Kinshasa, a été envahie mercredi par un rassemblement spécial des partisans de la Majorité présidentielle (MP) auxquels le président Joseph Kabila, a donné rendez-vous dans le but manifeste de leur mobilisation en prévision de la bataille électorale engagée, dès lors que le leader politique, que le Chef de l’Etat représente pour eux, a officiellement déposé sa candidature pour sa réélection.
Si jusqu’ici seules des têtes couronnées d’un cadre restreint de cette famille politique de la Majorité présidentielle ont eu la faveur d’être reçues à Kingakati, pour le rendez-vous de ce mercredi, le président candidat à sa propre succession a ouvert plus largement les portes de sa ferme privée pour recevoir un public plus représentatif de ses fidèles.
Ainsi des partisans à des échelons subalternes de la structure ont pu côtoyer exceptionnellement les grosses pointures bien connues de cette famille politique comme Aubin Minaku, le Secrétaire général récemment porté à la tête de la MP donc le second des lieux, Evariste Boshab, Secrétaire général du parti présidentiel, le PPRD, et président de l’Assemblée nationale, Katumba Mwanke, le tout-puissant homme de l’ombre du président, Yerodia Abdulaye Ndombasi le vétéran et icône de la famille, le Premier ministre Adolphe Muzito même et tous les potentats thuriféraires campés dans diverses institutions : gouvernement central, provinces, etc.
Le clou de la rencontre a été le discours présenté de bilan de mandat que le président Joseph Kabila a prononcé à la tribune du rassemblement du jour. L’adresse n’a pas été une communication interne mais était expressément voulue dirigée à l’intention du grand public de la Nation entière. Elle a été transmise à cet effet en direct de la radio et télévision nationale. La rencontre de Kingakati s’est présentée donc comme l’occasion précieuse pour le président candidat de s’exprimer sur ses intentions, ambitions et visions électoralistes.
Du haut de la tribune de Kingakati, le Chef de l’Etat s’est très prudemment exhibé en candidat présidentiable pour présenter d’abord le bilan du mandat qu’il a remporté en 2006 et ensuite la vision et les ambitions pour le prochain qu’il a décidé de conquérir. S’agissant du mandat qui s’achève, toute modestie gardée, il l’a qualifié « pour le moins positif » en énumérant pour étayer son appréciation les réalisations notoires et indéniables accomplies sous les cinq années qui en sont concernées.
Le président a reconnu que pour le pays sous-continent la RDC qui a subi des tristes destructions depuis son accession à l’indépendance jusqu’à l’avènement de la libération par M’Zee Laurent-Désiré Kabila dont l’action salvatrice fut malheureusement et tragiquement interrompue, il est naïf de prétendre le relever totalement en l’espace d’un mandat de cinq ans. Il n’empêche que l’amorce de la reconstruction est là depuis que lui Joseph Kabila est aux commandes du pays.
C’est parce que l’élan initié par lui de la reconstruction mérite d’être maintenu qu’il s’est décidé de solliciter le nouveau mandat de direction du pays. Quant au programme qu’il entend mettre en œuvre pour consolider la reconstruction, le président candidat à sa propre succession en a signifié l’ambition essentielle dans une vision de faire de la RDC grâce à ses dotations prodigieuses et réelles un grand pays dans le concert des nations de la planète. Concrètement il s’engagera à promettre de faire du Congo démocratique un pays émergeant. C’est tout dire.
Pour rassurer non seulement son auditoire mais aussi tout le peuple congolais qui suivait son discours retransmis en direct à la télévision nationale, le président Joseph Kabila indiquera qu’il n’usait pas de démagogie. « Je suis un homme de parole, clamera-t-il, et je n’ai pas l’habitude de promettre ce que je ne peux réaliser ». Et pour rappel, il dira que les grands promesses qu’il avait faites depuis qu’il est aux affaires, il les a réalisées en grande partie, que ce soit du retour de la paix dans le pays, du dialogue intercongolais, de l’organisation des élections démocratiques et transparentes dans le pays.
Le président Joseph Kabila ne pouvait mieux plaider de la confiance qu’il sollicite pour le mandat qu’il compte conquérir, il y a des raisons de le croire. Bien entendu, une adresse publique n’est pas l’occasion de déballer toutes stratégies élaborées pour cette conquête du pouvoir. Cela est évidemment réservé à la communication strictement interne dans la plate-forme. C’est ce qui assurément fera l’objet de l’autre face moins visible du rendez-vous de Kingakati. Et pour cause.
La sorte de la retraite que constituent les conciliabules de famille qui vont être organisées après la partie officielle va arrêter les véritables stratégies de la campagne électorale à mener dans un contexte qui reste difficile au regard de la particularité même de la présidentielle à un tour qui n’a jamais été expérimenté au pays. Personne ne peut dire à l’avance qu’il en maîtrise les contours, les pièges et les inconnues sur terrain. La preuve est, par exemple, que même pour le parti présidentiel, le PPRD, rien n’est acquis quant à la conduite efficace des opérations électorales, ce dont plus d’un dans la famille ne cache pas de s’inquiéter.
Le fait par exemple qu’il ait été arrêté pratiquement à l’actuelle veille des élections de confier l’organisation de la campagne électorale à des responsables qui n’ont pas cheminé le plus longtemps possible dans les structures du parti a embarrassé et contrarié plus d’un et il est important de rassurer les esprits qui s’inquiètent, pour éviter tout désarroi dans les rangs. En fait, le président Joseph Kabila qui a pris se forger au métier comme on dit pour être forgeron, s’avise bien de procéder délicatement pour conduire ses partisans dans l’inédite bataille électorale que va expérimenter le pays en toute habileté, et l’occasion qu’il s’est donné du rappel de troupes de Kingakati est trop précieuse pour qu’il se risque de la rater. Le Gouverneur de la province du Kasaï oriental s’est dit plus que jamais armé pour aporter un discours convainquant à sa base.
Digitalcongo.net/ Vincent NGOYI