
Le reboisement : un défi urgent à relever au Kasai Oriental.
PLAIDOYER ;
Dès qu’il a accédé aux fonctions de Gouverneur de la province du Kasai Oriental, Monsieur Alphonse NGOYI KASANJI a fait de l’agriculture la priorité de sa politique économique. Il a agi en visionnaire, et aujourd’hui notre province a retrouvé un équilibre qui rend possible la conception des politiques de développement dans d’autres domaines, parce que la préoccupation fondamentale de la population a été affrontée d’emblée, et la solution y a été apportée en grande partie.
Cette politique se veut de longue durée. Mais elle ne dépend pas seulement d’une volonté individuelle. Plusieurs facteurs indépendants de l’homme peuvent assurer sa pérennité ou entraîner son échec.
Aujourd’hui, Le Gouverneur de notre province et son Gouvernement sont en face d’une réalité capable de fragiliser les bases du développement auquel ils travaillent avec acharnement.
En effet, le Kasai Oriental est confronté à un grave problème de déboisement dont les conséquences sur le plan de l’intégrité de son environnement et du changement climatique sont déjà dramatiques. Ces conséquences pourront devenir plus dramatiques encore demain, si aucun programme vigoureux de sauvegarde et de protection de notre environnement n’est mis sur pied !
Le Gouverneur Alphonse NGOYI KASANJI et son gouvernement provincial ont une conscience aiguë de ce problème de déboisement effréné et de ses dangers présents et futurs. Il marque sa volonté d’y apporter des solutions adéquates. Mais il ne peut faire que la politique de ses moyens.
Sur le plan international, le déboisement est abordé sous le vocable de déforestation, ce qui revient à dire la perte de la forêt pour des raisons diverses. La République Démocratique du Congo est concerné par ce problème stigmatisé dans toutes les conférences du monde, à cause de sa dense forêt du bassin du Congo, aujourd’hui vitale au maintien de l’équilibre écologique mondial.
Notre pays est donc l’objet d’une attention généreuse de la part de la communauté internationale, de sorte que celle-ci décide de mettre à sa disposition des fonds pour la conservation et la protection de nos forêts.
Notre Gouvernement provincial doit réussir à faire figurer notre province dans la comptabilité nationale de ces fonds pour pouvoir faire face au problème du déboisement au Kasai Oriental.
1. Etat des lieux concernant le Kasai Oriental.
Aujourd’hui, en effet, le Kasai Oriental ne peut se prévaloir d’avoir un environnement original que sur son flanc nord, dans son District de Sankuru. C’est là où des surfaces sont encore couvertes de forêts, et où l’on traverse des savanes boisées.
Par contre, le flanc sud de la province est complètement spolié : Muene-Ditu n’a presque plus de forêts, lesquelles justifiaient jadis son nom. Le Territoire de Luilu est sérieusement déboisé, et celui de Kamiji est harcelé : on n’y trouve aujourd’hui que quelques touffes de forêts dans les creux, le long de certains ruisseaux. Les clairières sont devenus rares dans les savanes…
Les Territoires de Kabinda et de Lubao présentent un paysage original dans les coins éloignés des cités, du côté de Tshiofa ou quand on remonte la rivière Lomami où des forêts essentiellement tropicales et des clairières savent encore cacher l’horizon aux voyageurs.
Mais la cuvette du lac Munkamba dans laquelle se situe la ville de Mbujimayi, est complètement nue. Le Territoire de Kabeya Kamuanga est devenu une savane herbeuse qui s’étend infiniment. Pour y voir une clairière, il faut aller à sa frontière avec le Territoire de Dimbelenge dans le Kasai Occidental !
Le Territoire de Miabi qui, il y a une trentaine d’années, approvisionnait la ville de Mbujimayi en champignons de différentes espèces et en chenilles, n’a plus de forêts d’où on peut encore tirer ces choses !
Lupatapata et Tshilenge sont devenus des Territoires presque arides. Le soleil a tant brûlé leurs savanes déboisées que le sol en est devenu trop pauvre et les herbes jaunes sauf dans les vallées au bord des rivières qui elles-mêmes, coulent dans des savanes nues.
Le seul coin boisé du Territoire de Lupatapata où il y avait la forêt, Mabaya, est maintenant sous l’action destructrice des agriculteurs. Apparemment, après deux années, parler de la forêt pour ce coin-là ne sera qu’une évocation historique !
Dans le Territoire de Katanda, on est obligé de traverser la rivière Nunu du Secteur Tshibila au nord, et d’ entrer dans le Secteur Kashindi du Territoire de Lusambo pour voir la forêt et la savane boisée. Le reste de la superficie de ce Territoire est dépourvu de forêt !
Le Territoire de Ngandajika qui est considéré comme la zone agricole par excellence de la province, et où est implanté l’INERA, n’a plus de terres fertiles qu’au-delà de la grande rivière Tshilemba, essentiellement dans le Secteur des Balubas Shankadi, où le déboisement n’est pas total.
Bref, du lac Munkamba jusqu’aux hauteurs du Territoire de Katanda à l’Est, et jusqu’à la rivière Tshilemba au Sud-Est, les forêts et leurs dérivés ont été détruits.
Par conséquent, le centre de la province du Kasai Oriental qui est en même temps le cœur de la RDC, vu d’en haut, est un trou béant propice aux méfaits du changement climatique.
2. Les méfaits
Ils sont déjà remarquables ces dernières années. Nous les citons brièvement. Dans l’espace affecté par le déboisement :
3. Les causes.
Dans tous les débats au Gouvernement ou dans les Instances internationales, on exige toujours que ceux qui font le plaidoyer d’une question établissent les causes de cette question, afin qu’on s’y attaque. Aussi devons-nous rappeler rapidement celles de la situation que nous examinons. Ce sont :
4. Le défi à relever.
En fait, le déboisement de notre province est une percelle d’une catastrophe nationale. Ses conséquences affectent le pays et intensifient les difficultés de même nature que déplorent d’autres provinces.
C’est pourquoi tout plan provincial de sauvegarde de la forêt doit s’insérer dans l’arsenal national de lutte contre la déforestation.
Au Kasai Oriental, la solution à ce problème se veut aussi urgente. Sinon la dégradation de notre environnement va s’aggraver et s’approfondir. Ses effets néfastes vont s’intensifier, perdurer et devenir difficiles à éradiquer.
Le premier défi à relever, c’est initier dans tous les Territoires affectés des programmes de reboisement utile. Le second est la conscientisation des populations à ce problème grave qu’est la détérioration de notre environnement et à ses conséquences.
Pour réussir, notre Gouverneur, et son Gouvernement doivent se battre maintenant, puisque le problème de la conservation de l’environnement est posé sur le plan international et que notre pays est au cœur des solutions envisagées, pour que le Gouvernement Central prenne en compte le cas du Kasai Oriental dans les fonds qui seront alloués à la RDC.
Valentin Diba Kemena Muzembe.
L’HISTOIRE SACRE NGOYI KASANJI TAPIS ROUGE DE JOSEPH KABILA AU KASAÏ ORIENTAL
Avec l’accession de Joseph Kabila à
L’Histoire, aussi têtue, rappellera toujours qu’au Kasaï Oriental Alphonse NGOYI KASANJI est la perle rare qui a osé imposer le nom de Joseph Kabila, alors que la province était acquise à l’opposition politique. Il a fallu le courage politique de ce fils du Kasaï - Oriental pour que certains drapeaux proches du Chefs de l’Etat sortent de l’l’hibernation. Qui peut oublier son retour triomphal à Mbujimayi après son adhésion publique à l’Alliance pour
Combien à cette époque ont eu le courage politique de s’affirmer publiquement proche de Joseph Kabila?
Pour Joseph Kabila pourtant, NGOYI KASANJI a mené un combat politique digne d’être retenu comme un exemple de loyauté, alors que rien ne le présageait numéro un de
Face à cette nouvelle donne politique, de nouveaux comportements s’imposent et s’imposent déjà. En effet le Kasaï Oriental s’est beaucoup amendé devant le monde et l’Histoire. Sous l’impulsion de NGOYI KASANJI la province Est-Kasaienne est un vaste espace politique où règne la paix, malgré certains égarements traduisant la perte de vitesse de certains mythes politiques du passé. Bien plus Joseph Kabila est accepté par tous comme le Père de
Dès lors avec ce travail de titan abattu par NGOYI KASANJI au Kasaï Oriental, la balle est désormais dans le camp de Joseph Kabila. Puisque la politique est une réalité dynamique, il appartient au Chef de l’Etat de doter davantage NGOYI KASANJI de moyens susceptibles de conforter sur le plan politique son image du Président de
Face à la population Est-Kasaienne Joseph Kabila est appelé à faire sa part, en tant que père de
Vicky KAZUMBA
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